Nouveau partenariat vape/tabac: mal nécessaire ou association contre nature ?
 

Voici une nouvelle d’envergure me semble-t-il, quasiment passée inaperçue ou presque…

 

Précurseur d’une nouvelle façon de développer la cigarette électronique ou méli-mélo dangereux ?
 
L’on parle depuis bien longtemps de toutes ces entreprises du tabac qui ont pour objectif de racheter à court et moyen terme des entreprises de vape afin d’acquérir rapidement une part de marché prépondérante, voire même de s’accaparer tout ce marché naissant.
En effet, la révolution de la vape venue “d’en bas” a pris tout le monde de court et plus particulièrement cette industrie du tabac florissante depuis plus de 60 ans et tous les bureaucrates qui vivent largement de ses subsides.
 
Si on parlait maintenant des entreprises de vape qui rêvent d’avoir une puissance de feu équivalente aux géants du tabac.
Cette industrie est jeune, encore balbutiante à bien des égards, certes, mais on ne peut lui enlever son imagination débordante…
Quand on y pense, le meilleur endroit pour  qu’un produit de sevrage tabagique “approche” un fumeur n’est il pas le bureau de tabac ?

Une entreprise de vape tyrolienne ouvre la voie et a annoncé le premier partenariat de distribution avec un grand groupe de tabac.

Von Erl., entreprise de cigarettes électroniques autrichienne a négocié un partenariat de distribution avec Fontem Ventures, filiale à 100 % d’Imperial Tobacco.
 
Von Erl. est cette entreprise qui commercialise notamment le My. : dispositif primo-accédant tout-en-un embarquant une batterie de 350 MaH avec des réservoirs (pods) propriétaires de 18 mg de nicotine, le tout pour 23,95 euros.
Fontem Ventures est pour sa part le groupe qui a mis sur le marché notamment la fameuse JAI et la BLU qui font couler tant d’encre…
Mais saviez-vous qu’Imperial Tobacco fait désormais partie d’un conglomérat d’entreprises nommé Imperial Brands regroupant en plus de Fontem, notre chère Logista ?
Mais si, rappelez-vous, cette fameuse plateforme de distribution tentaculaire de tabac qui approvisionne plus de 300 000 points de vente en Europe, dont nos chers buralistes en France.
 
Ce partenariat de distribution a pour objectif d’ouvrir le marché à cette entreprise de vape directement au niveau mondial.
Et Big tobacco ajoute à son portefeuille en plus de ses gammes usuelles, des produits de vape sans avoir acheté la compagnie, tout en récupérant une image valorisante du vendeur de poisons qui propose en même temps le remède.

Von Erl. a grâce à ce deal accès quasi potentiellement aux 13 Millions de vapoteurs de par le monde et a annoncé déjà profiter de 3000 points de vente dans plus de 12 pays.

N’oublions pas que l’accessibilité d’un produit de grande consommation est souvent une condition sinequanone de succès. Il est évident que l’industrie du tabac a un circuit de distribution optimal puisque leurs produits sont à portée d’achat du plus grand nombre. Qu’une entreprise de vape veuille somme tout en profiter pour atteindre un maximum de clients, n’est ce pas somme toute chose normale ?

L’industrie du tabac veut se racheter une virginité, si tant est que cela soit encore possible. Ils peuvent s’enorgueillir d’un capital financier insolent et d’un business model parfaitement huilé. La vape est un marché balbutiant en plein boom, qui se cherche encore.

Alors que pensez-vous de ce rapprochement de circonstance ?
Est ce selon vous un mal nécessaire, une opportunité de toucher potentiellement plus de fumeurs en intégrant le circuit de distribution traditionnel, ou bien une alliance contre-nature ?

Source : ICI et ICI