E-liquides, arômes, nicotine, que dois-je savoir si je fais le choix de quitter le Tabac par ce moyen?

Cet article est un condensé de plusieurs sources, mais aussi de ma vision de l’aide apportée à l’arrêt du tabac grâce à un dispositif de vapotage. J’y aborde certaines questions qui me semblent essentielles pour permettre à tout fumeur ou primo-vapoteur de comprendre ce qu’est un e-liquide, de quoi il est composé et comment ils se comporte à l’utilisation. Je parlerai aussi de ce qu’est la nicotine et de ses effets. Bien que l’on n’ait pas le droit de parler au sens thérapeutique du terme de sevrage, gardez à l’esprit que l’arrêt du tabac est une conséquence vérifiée de l’utilisation de la vape par plus d’un million et demi d’ex-fumeurs.

Le E-liquide :

L’e-liquide ou e-juice est un mélange composé principalement de propylène glycol (PG), de glycérine végétale (VG) ou de 1,3 propanediol (PDO), d’arômes et éventuellement de nicotine. C’est le principal “carburant” de la cigarette électronique. Il se verse dans le réservoir de l’e-cigarette et se transforme en vapeur pendant le vapotage sous l’action de la chaleur dégagée par la résistance. Les saveurs disponibles sur le marché sont très nombreuses et le dosage de nicotine se décline généralement en plusieurs taux allant de 0mg (pas de nicotine) à 20mg par millilitre environ.

Composition d’un e-liquide

Le propylène glycol (PG):

Le Propylène Glycol (ou plus communément PG) est un liquide transparent, incolore et légèrement sucré. On le trouve dans des produits de consommation courante, comme les dentifrices, les sprays nasaux, les sirops pour la toux, ou encore dans certains aliments.

Il est approuvé par l’Union Européenne pour l’usage alimentaire comme émulsifiant, désinfectant (anti-bactérien) ou encore comme moyen de conservation (si vous pouvez par exemple conserver plus d’une semaine le moelleux de votre pain de mie, c’est parce qu’il y a du PG dedans).

Au sein du e-liquide, le Propylène Glycol est un exhausteur de goût qui joue le rôle de liant entre les différents composants. Il contribue également à la fluidité du liquide, diluant la viscosité de la Glycérine Végétale, dont nous parlerons plus loin.

Enfin, plus le taux de PG d’un e-liquide sera fort, plus le “Hit” en gorge sera renforcé. Il a donc la propriété de favoriser le hit en association avec la nicotine et de se transformer en vapeur lorsqu’il est chauffé à une température d’environ 180°C. Le propylène glycol est considéré comme un produit peu toxique, non-cancérogène (le “hit” est la sensation de contraction de la trachée, semblable à la cigarette traditionnelle, que recherchent les fumeurs.)

Les données toxicologiques tant en ingestion qu’en inhalation sont bien connues et ne présentent aucun risque au dosage utilisé dans les e-liquides. Dans le cadre d’une utilisation en e-liquide, cette base est conductrice d’arôme et était au début des e-liquides le seul composant produisant de la vapeur.

En revanche, si la sensation de passage en gorge est bien présente, le volume de vapeur générée est faible. Aussi, son utilisation peut être problématique sur certains atomiseurs et causer des fuites dues entre autres à sa faible viscosité.

Note : Certaines personnes peuvent présenter des intolérances au Propylène Glycol (gorge irritée, toux…). Dans ce cas, il est préférable de s’orienter vers un liquide disposant d’un taux plus conséquent de Glycérine Végétale ou du 1,3 Propanediol (PDO). Mais il ne faut pas confondre sensibilité au PG avec le fait de tousser lorsque l’on commence à vaper. Cela arrive à tout fumeur, mais ce n’est pas la vapeur qui est en cause, mais la fumée de tabac.

Celle-ci est très irritante pour les voies pulmonaires, mais la fumée de tabac contient des substances anesthésiantes, comme le menthol (il y en a dans toutes les cigarettes, même celles qui ne sont pas dites mentholées), qui inhibent l’envie de tousser (cela permet aux jeunes fumeurs de commencer plus facilement !). Comme il n’y a rien de tout cela dans la vapeur, les effets irritants de la nicotine font tousser (c’est souvent pour cette raison qu’un fumeur choisira un liquide à la menthe). (Jacques le Houezec sur Vaping-Post)

La glycérine végétale (VG):

La Glycérine Végétale (ou plus communément VG) est utilisée dans les e-liquides pour une vapeur plus dense, douce et abondante. Elle a la propriété de se vaporiser à une température d’environ 288°C. La glycérine végétale ou glycerol (abrégé en VG) se présente sous la forme d’un liquide transparent, visqueux, incolore, inodore, non toxique et au goût sucré.

On la retrouve notamment dans des produits alimentaires généralement lactés (fromages, huiles végétales…) comme rôle d’humectant, hydratant. Sa présence est notable également au sein de divers produits cosmétiques.

Entièrement issue de produits végétaux (tournesol, colza…), la glycérine végétale est particulièrement visqueuse. Utilisée dans les e-liquides, cette base produit beaucoup de vapeur et simule très bien la fumée de cigarette traditionnelle. La vapeur produite est dense et a tendance à se dissiper lentement dans l’air. Elle altère par contre un peu les arômes en les adoucissant (goût sucré) et le hit est limité. Utilisée dans de grandes proportions, elle peut dénaturer les saveurs.

Un e-liquide à fort taux de VG ne pourra donc pas être utilisé dans tous les types de dispositif de vapotage, du fait de sa grande viscosité, qui pourra malheureusement susciter un déficit de capillarité.

Le 1,3 Propanediol (BIO PDO) :

Le PDO est un ingrédient d’origine exclusivement végétale. Le PDO est utilisé en nutrition humaine comme support d’arôme et pour protéger les aliments sensibles à l’humidité tels que les biscuits, les confiseries et les corn flakes. C’est un ingrédient de très haute pureté, garanti sans gluten et sans allergène alimentaire. Le PDO est aussi utilisé en cosmétique comme substitut non irritant du propylène glycol. Il a la particularité de renforcer le Hit et d’exhausse certains arômes mieux que le PG, toutefois il peut aussi en écraser certains.

L’eau:

L’eau déminéralisée possède un rôle de fluidifiant au sein du e-liquide. Pourquoi déminéralisée? Parce qu’elle n’est pas calcaire et permet d’éviter les éventuels résidus pouvant altérer le dispositif d’atomisation de votre e-cigarette. Bien que la présence d’eau soit de plus en plus rare au sein des e-liquides (Là où il y a de l’eau, il y a de la vie), elle reste une bonne alternative afin d’en atténuer sa viscosité, comme le PG, mais au détriment de la production de vapeur en conséquence moins abondante.

La nicotine:

Elément essentiel des e-liquides, la nicotine permet à l’utilisateur de se diriger lentement vers une diminution ou un arrêt complet de son addiction. Plusieurs grammages de nicotine sont proposés dans les e-liquides. Parmi les plus communs, on en trouve à 0 mg/ml, 6 mg/ml, 12 mg/ml, ou encore 18 mg/ml.

La nicotine utilisée dans les e-liquides provient essentiellement des feuilles de tabac dont elle est extraite. Le procédé d’extraction utilise des métaux lourds comme catalyseur. A savoir qu’une société produit actuellement de la nicotine vapologique sur le territoire Français. Elle est extraite en France, par hydro-distillation, (aucun métaux lourds ne sont utilisés). Qualifiée d’alcaloïde ou de neurotoxine, elle n’est cependant pas cancérigène, contrairement aux idées reçues. Ce n’est pas un CMR. Il faut surtout bien distinguer la vaporisation de la combustion.

La combustion du tabac produit de nombreuses substances toxiques pour l’organisme, dont les goudrons responsables du cancer du poumon, des gaz toxiques comme le monoxyde de carbone causant les maladies cardio-vasculaires et des métaux lourds (cadmium, mercure, plomb, …) et particules fines à l’origine des maladies respiratoires. Au total, la fumée de cigarette recèle jusqu’à 4 000 composés chimiques, dont au moins 50 sont reconnus de fait et officiellement cancérigènes. Elle représente un danger mortel aussi bien pour les fumeurs que pour les non-fumeurs. (CNCT). A noter que la totalité de ces substances dangereuses sont … totalement absentes dans la Vape.

Les arômes :

Les arômes concentrés, naturels ou artificiels, permettent de vapoter avec un certain plaisir et une gourmandise non dissimulée. Ce sont pour la plupart des arômes alimentaires issus de l’industrie agro-alimentaire. Ceux-ci sont très concentrés donc une très petite quantité suffit. On peut en utiliser un ou plusieurs dans un mélange. Il en existe pour tous les goûts: fruits, Classiques, saveurs gourmandes etc. Le proverbe dit “les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas”: un arôme adoré par les uns n’est pas nécessairement le favori des autres. Certains vapoteurs vont préférer les arômes fruités alors que d’autres se tourneront vers des arômes gourmands ou typés “classiques”. Quatre grandes familles d’arômes se dessinent: Les Classiques (tabac), les fruités, les gourmands, et les frais (menthe menthol).

Les additif(s):

Ces derniers permettent de relever le goût de certains arômes, d’arrondir le e-liquide final, de le sucrer ou encore de lui donner une sensation de fraicheur.

L’alcool:

Bien que sa présence soit de plus en plus rare au sein des e-liquides, on peut déceler dans certains liquides des traces d’alcool, ayant pour but essentiel de renforcer le “Hit” en gorge ou de favoriser la dilution. L’évolution des e-liquides, dans l’attente d’un encadrement sain et réglementé, tend vers le “zéro risque” sanitaire. Toujours est-il que vapoter un e-liquide reste 95% moins nocif selon le PHE UK que de fumer une cigarette !

Le Sweet Spot:

(Littéralement le point sucré) est la bonne température à atteindre pour qu’un e-liquide rende le meilleur de lui-même et crée le maximum de sensation (volume de vapeur et rendu des saveurs). Ce rendu est directement influencé par la température de la résistance (fil résistif enroulé autour de la mèche d’un atomiseur). La recherche du Sweet Spot est en quelque sorte la quête de la bonne puissance (calculée en watt) pour chauffer un e-liquide particulier (et donc produire de la vapeur), et qui dépendra du ratio entre la tension de la batterie (calculée en volt) et la résistance de l’atomiseur (calculée en ohm).

Les ratios PG/VG:

– Le 80PG/20VG: c’était le mélange le plus consommé en France car démocratisé par de nombreuses marques d’e-liquides français et adapté aux atomiseurs standards du marché. La faible quantité de VG permet de ne pas encrasser trop rapidement les petites résistances. Le léger apport en glycérine végétale permet de compenser le manque de vapeur et l’aspect déshydratant du PG.

– Le 70PG/30VG ou 60PG/40VG: il s’agit d’un bon compromis pour obtenir à la fois un hit généreux et une vapeur correcte, sans trop encrasser les résistances.

– Le 50PG/50VG: ce mélange constitue pour beaucoup de vapoteurs le rapport idéal, réunissant le meilleur des deux bases. Bonne conduction des arômes, hit satisfaisant, vapeur généreuse.

– Le 30PG/70VG ou 20PG/80VG : il s’agit du ratio le plus utilisé actuellement par les utilisateurs d’atomiseurs reconstructibles.

– Le 100% VG: c’est un choix apprécié de certains utilisateurs d’atomiseurs reconstructibles. Malheureusement, La VG pure se caractérise par une viscosité importante qui détériore rapidement les résistances, même les plus grosses, et altère les arômes.

Focus sur la nicotine avec Mr Jacques Le Houezec :

Avertissement: Les propos tenus dans ce paragraphe sont issus d’informations récoltées à différents endroits par différentes personnes reconnues compétentes dans leur domaine. Je précise accessoirement qu’en aucun cas et tout comme vous, je ne prétends être un scientifique. Les textes qui suivent ne seront par conséquent que des explications sommaires.

Jacques Le Houezec est spécialisé dans le fonctionnement du cerveau et de ses réactions, particulièrement en matière de dépendances/addictions.

  • Il réalise en France une première thèse de science de dépendance au tabac sur le modèle animal.
  • Il fait partie de la première fournée (enseignant et étudiant) de tabacologue en 1986/1987.
  • Travailleur indépendant, spécialisé dans la dépendance tabagique dans le domaine privé et publique.
  • Consultant en santé publique.
  • Consultant en neurosciences et psychopharmacologie.
  • Organisateur du premier sommet de la vape en mai 2016.
  • Directeur du site treatobacco.net qui parle des traitements de l’arrêt du tabac en 11 langues. Bref, la nicotine, il la connaît par cœur.

Bien souvent le “problème” évoqué par les primo-vapoteurs ou les fumeurs désirant arrêter la cigarette traditionnelle est essentiellement cristallisé autour de la nicotine et de sa mauvaise réputation. Longtemps diabolisée par manque de réelles informations, beaucoup se trompent encore aujourd’hui à son sujet. Dans le tabac, ce n’est pas elle qui nous envoie à l’hôpital, mais toutes les autres substances qui l’accompagnent. Ce qui n’est absolument pas le cas dans la Vape.

Cette substance agit sur le cerveau via la dopamine et les neurotransmetteurs. Les effets procurent évidemment un sentiment de bien-être pouvant se traduire pour la vape par une sensation de cœur qui bat un peu plus vite et de légers maux de tête, car au même titre que la théine ou la caféine, c’est un accélérateur cardio-vasculaire. La “nicotine Vape” est peu addictive, car elle est pure et non “boostée” par de l’ammoniac, en complète opposition à la nicotine présente dans une cigarette traditionnelle (goudrons, plomb, butane, arsenic, mercure, acétone etc…). Ensuite schématiquement, la dopamine est un neuromédiateur qui intervient dans le circuit dit “de la récompense”, autrement dit celui du plaisir. Et à ce titre, elle est comparable dans ses effets avec la prise de toutes les drogues.

Définition de drogue: Une drogue est une molécule qui a un effet sur le cerveau, modifiant les perceptions et le comportement de l’individu. Certaines drogues sont euphorisantes, d’autres hallucinogènes par exemple.

Au plan biologique, elle est libérée au niveau des synapses neuronales et va se fixer sur les récepteurs spécifiques d’un autre neurone au niveau de son axone.

Définition synapses: Région d’interaction entre deux cellules nerveuses qui constitue une aire de jonction par laquelle le message chimique passe d’un neurone à l’autre, entrainant l’excitation ou l’inhibition de ce dernier.

Définition neurone: Un neurone est une cellule du système nerveux spécialisée dans la communication et le traitement d’informations.

Définition axone: Long prolongement fibreux du neurone, qui conduit l’influx nerveux.

Une fois que la dopamine est fixée sur les récepteurs du neurone récepteur, l’activation de ce dernier se déclenche et la dopamine est relâchée dans la fente synaptique, ce qui lui permet d’être recapturée dans le neurone émetteur, c’est la voie de la recapture. C’est ici qu’interviennent les drogues (comme la cigarette traditionnelle) elles bloquent le système de recapture de la dopamine, il en résulte une plus grande quantité de neurotransmetteurs présents dans la fente synaptique, donc une plus intense stimulation du neurone récepteur, et par conséquent, une activation intensifiée du circuit de la récompense.

A l’inverse, dans la vape, il n’y a rien qui bloque le système de recapture, donc il y a, avec le temps, une quantité moindre de neurotransmetteurs et donc moins d’intensité dans l’activation du circuit de la récompense. Certes, on a quand-même envie de vaper, mais seulement par plaisir et de manière significativement moins intense et moins violente que dans le cas d’une cigarette de tabac dans l’envie proprement dite, et surtout c’est seulement une recherche de plaisir conscient, et non un réel besoin physique de votre corps (cerveau).

Définition dopamine: Molécule du plaisir sensible aux dépendances.

Définition fente synaptique: Espace entre deux cellules nerveuses qui constitue une aire de jonction par laquelle le message chimique passe d’un neurone à l’autre, entrainant l’excitation ou l’inhibition de ce dernier.

Définition neurotransmetteurs: Un neurotransmetteur ou neuromédiateur est une molécule chimique qui assure la transmission des messages d’un neurone à l’autre au niveau des synapses.

Définition stimulation: Augmentation de l’activité d’une enzyme ou augmentation de la vitesse d’une voie métabolique

Le choix du taux de nicotine au même titre que celui du matériel est très important lorsque l’on souhaite quitter le tabac à l’aide d’un dispositif électronique de vapotage.

E-liquide: Quel ratio PG/VG faut-il privilégier ?

Voici une question qui revient très souvent! Le ratio PG (Propylène Glycol) / VG (Glycérine Végétale) d’un e-liquide est un paramètre à ne pas négliger. Vous devez l’adapter en fonction du matériel utilisé.

Rappelons ces critères essentiels :

  • Un liquide riche en PG sera très fluide et doté d’un “Hit” prononcé. Le PG, de plus, exhausse mieux les arômes que la VG ;
  • Un liquide riche en VG sera à contrario très épais, pour une vape plus douce, plus ronde, et un volume de vapeur plus conséquent.

Il est logique de se laisser tenter par des liquides plus riches en VG. Or, un liquide riche en VG ne peut pas être vapoté dans n’importe quel atomiseur.

Même certains atomiseurs reconstructibles pourtant très étudiés peuvent présenter certaines difficultés à l’utilisation. Un liquide privilégiant de la VG nécessitera de grosses arrivées de e-liquide (rigoles présentes aux abords du plateau). Ainsi, les atomiseurs dotés d’un « Liquid Control » peuvent être une bonne solution. Ainsi, le 50/50 semble être un bon compromis depuis déjà plusieurs mois !

Comment maîtriser les forts taux de VG ?

Vous voulez tester un liquide proposant un fort taux de VG. Vous remplissez le tank (réservoir) de votre atomiseur, hâte de goûter le e-liquide tant convoité. Et là, après quelques bouffées, c’est le drame, DRY-HIT !

Pourquoi ? Comment ? Certains paramètres sont à prendre en compte, c’est ce que je vais m’efforcer d’approfondir.

Le design de l’atomiseur et son plateau:

Pour passer un liquide plus riche en VG (et donc plus épais), assurez-vous de disposer d’un atomiseur proposant un plateau avec de larges rigoles, ou un clearomiseur disposant de têtes de résistance avec de grands trous d’alimentation de e-liquide. Ceci augmentera la surface de contact entre le liquide et le consommable, pour plus de capillarité.

Par exemple, prenons un liquide “riche” à 80% de VG. Il ne pourra pas être vapoté dans certains atomiseurs dont les trous d’alimentation en e-liquide de sa tête de résistance sont beaucoup trop petits. Plus les trous sont grands, plus ils auront de capacité à laisser passer rapidement un liquide épais en favorisant la capillarité de la mèche qui sera correctement alimentée.

Concrètement, il faut que le consommable interne à la résistance (coton, silice, mesh, fibre…), soit en permanence alimenté. Si ce n’est pas le cas, la chauffe de la résistance prend le dessus sur l’alimentation en e-liquide. Le consommable s’assèche, et c’est le dry-hit.

Le consommable utilisé:

Il est nécessaire de prendre en considération le type de consommable qui sera utilisé pour déguster un liquide riche en VG. Certains consommables proposent moins de capillarité que d’autres, et seront naturellement plus sujets aux dry-hit.

Prenons certains clearomiseurs “Sub-ohm” de dernière génération, Ils proposent des têtes de résistances prémontées et/ou un plateau reconstructible séparé.

En type de consommable, les têtes de résistances accueillent du coton japonais à forte capillarité. L’utilisation d’un e-liquide plus riche en VG est donc envisageable.

A contrario, un atomiseur monté en fibre (de silice je précise) véhiculera moins bien le liquide, et sera sujet au phénomène d’assèchement préalablement cité. Le choix du consommable, c’est important !

Pourquoi certains e-liquides encrassent-ils plus rapidement ma résistance que d’autres?

Lorsque vous vapotez, vous êtes amenés à tester différents liquides. Naturellement, vous risquez d’avoir à en tester beaucoup avant de trouver votre “Saint Graal”. Chaque liquide dispose de propriétés uniques et réagissent différemment lors de la chauffe de votre résistance. Nous allons donc nous intéresser au comportement de ces e-liquides au sein de votre atomiseur.

Une idée reçue:

Contrairement aux idées reçues, l’encrassement d’une résistance n’est pas lié seulement au ratio PG/VG du liquide. Il est faux d’affirmer qu’un liquide riche en VG encrasse plus rapidement une résistance qu’un liquide à un taux de VG plus faible.

La VG nécessite un consommable à forte capillarité afin d’être vapotée dans de bonnes conditions. Si la capillarité de votre atomiseur n’est pas optimale (pour accepter un fort taux de VG), et que le consommable interne à la résistance (silice, fibre, coton…) n’est pas bien alimenté, la résistance se dégrade naturellement, mais ne s’encrasse pas. Le consommable est logiquement brûlé, car sec et non idéalement imprégné.

L’encrassement n’est donc pas seulement dû au ratio PG/VG, car même s’il y contribue fortement, “la vérité est ailleurs” …! Certains arômes rentrant dans la composition d’un e-liquide sont naturellement plus sucrés que d’autres. Le sucre se dépose sur la résistance et accélère la dégradation de celle-ci.

Les e-liquides gourmands sont donc plus sujets à ce problème. De plus certains arômes peuvent favoriser l’encrassement davantage que d’autres arômes car ils peuvent contenir des impuretés même si infime soient-elles.

Enfin, certains liquides sont plus dosés en arômes que d’autres, ce qui vient renforcer le phénomène.

Donc l’encrassement causé par des e-liquides dépend en partie de leur ratio PG/VG, mais aussi des arômes utilisés, de leur concentration, de leur origine, et bien entendu de la puissance à laquelle vous soumettez votre consommable. Chaque e-liquide est quasiment unique finalement.

Comment gérer mon taux de nicotine?

Vous achetez votre première vape, et donc, parallèlement, votre premier liquide. De manière générale, un vendeur vous conseillera toujours un taux de nicotine élevé pour commencer la vape (généralement du 18 mg/ml). Et il aura raison.

Dans un premier temps, ce taux élevé a pour but de fortement diminuer, voire d’anéantir toute dépendance à la cigarette traditionnelle (accoutumance au goût, au geste, en palliant les besoins en nicotine de l’utilisateur).

Une diffusion de la nicotine différente.

Rappelons que la diffusion de la nicotine est différente avec une cigarette électronique, comparée à une cigarette de tabac.

Lors d’une utilisation régulière de la vape, la nicotine est diffusée progressivement dans l’organisme, contrairement à la cigarette traditionnelle de tabac qui administre la nicotine par “pics”, comblant de manière brève, rapide et à niveau élevé les besoins du fumeur. La vape résout ce problème différemment. Le but de la cigarette électronique est donc de combler “en continu” les besoins nicotiniques du vapoteur, et de lui ôter l’envie de succomber à l’appel de la cigarette de tabac.

Quand baisser son taux de nicotine?

Les besoins en nicotine de chacun s’ajustent naturellement (lors d’un usage régulier de la cigarette électronique). Un “hit” (contraction en gorge) trop prononcé peut être annonciateur d’un niveau trop élevé de nicotine. Il est peut-être temps de le baisser. Si, après avoir baissé votre taux de nicotine, vous éprouvez une sensation de manque prononcé, n’hésitez pas à ré-augmenter ce taux.

Comment se comporte un e-liquide au sein d’un atomiseur?

Le e-liquide, au sein d’un atomiseur, est sujet à plusieurs phénomènes.

La pression:

Lors du remplissage de votre atomiseur, le e-liquide prend naturellement la place de l’air qui l’emplit. Si cet air ne peut s’échapper, une pression s’exerce au sein de votre réservoir. Il est ainsi sujet aux fuites. Un autre détail auquel on pense peu est la température générale de l’atomiseur, qui en utilisation, augmente, et a tendance à réchauffer et rendre plus fluides certains e-liquide plus visqueux à froid. L’utilisation des valves et trous de remplissage sont donc préconisés. L’air peut ainsi s’échapper. La pression de votre réservoir en sera ainsi équilibrée.

Attention ce qui suit est très important que ce soit pour les reconstructibles ou les atos type clearomiseur, principe de pression (+) et pression (–) lors du tirage.

Les atomiseurs de type Kayfun, Taifun ou Squape fonctionnent sur la base d’un phénomène de dépression interne dans le réservoir. Lors de l’inhalation, l’air aspiré, provenant de l’airflow, aide le e-liquide à remonter au sein de votre cloche via le consommable interne. La résistance chauffe le liquide présent au sein du consommable, ce qui procure la vapeur.

La température :

Un liquide chauffé est plus fluide. Rappelons que la fluidité d’un liquide a un impact important avec certains consommables. A contrario, un liquide froid est plus épais. Une bonne capillarité du consommable utilisé est donc nécessaire, afin de pallier les éventuels dry-hit (ou fuites à chaud, comme décrit plus haut). La température maximale atteinte lors de l’équilibre thermique sera donc plus basse si la surface d’échange est plus grande. Prenons un exemple concret : une résistance en Khantal de diamètre 0.32mm avec 6.5 spires, aura une température maximale plus faible qu’une résistance en Khantal de diamètre 0.32mm avec 2.5 spires. Chaque liquide possède sa propre température de vaporisation. En effet, la glycérine végétale se vaporise autour de 288°C tandis que le propylène-glycol se vaporise à 180°C. Cette grande différence implique qu’il faudra plus d’énergie pour vaporiser 1mL de glycérine que 1mL de propylène-glycol. Cette observation permet d’expliquer pourquoi la consommation et la température atteinte varient en fonction de la concentration en composant du e-liquide. Le débit d’air, qui est assimilé au débit d’inspiration du vapoteur, a également un comportement plus complexe sur la température.

Comment choisir son e-liquide?

Il est généralement conseillé de se tourner dans un premier temps vers des e-liquides à votre goût et d’en essayer plusieurs. Beaucoup de e-liquide avec très peu d’arômes ont déjà fait leurs preuves dans ce domaine. Ne partez pas de suite dans la surenchère au risque de voir vos efforts tomber à l’eau. Rappelons que vapoter n’est pas fumer. C’est une nouvelle façon moins nocive que le tabac de consommer ou non de la nicotine.

Toutefois il est important de varier les plaisirs et les saveurs, afin de ne pas vous lasser de votre liquide. Il est donc conseillé, après avoir pris une certaine habitude, d’alterner (si on le souhaite) avec des fruités ou gourmands par exemple.

Ça y est, vous êtes vapoteur !

Et vous voulez passer la vitesse supérieure. Vous allez maintenant pouvoir tester de nouveaux liquides et de varier les plaisirs afin de trouver votre “All-Day” (le liquide que vous vapoterez en majorité et littéralement “toute la journée”). Seule votre imagination sera votre limite car un gros choix de saveurs s’offre à vous. Vaste programme qui fera l’objet d’un autre chapitre plus détaillé sur le “DIY”, le Do It Yourself, en clair: “Fais-le toi-même”.

Vous comprendrez aussi que si vous êtes fumeur désireux de passer à la Vape, vous aurez plus de chance de quitter le tabac avec un matériel simple, un e-liquide simple, un bon dosage de nicotine au départ, et surtout des conseils avisés de gens expérimentés.

Partir directement sur du 0mg en Full VG blindé d’arômes n’est pas la solution la plus adaptée, laissez-vous le temps de vous écouter, et accordez votre confiance aux professionnels ou aux vapoteurs qui sauront je l’espère vous aider, commencez surtout par vous écouter attentivement pour être en mesure de vous faire conseiller dans les meilleures conditions.

Sources des documentations complémentaires et remerciements :

  • Jacques Le Houezec – @ToutCeQueVousAvezToujoursVouluSavoirSurLeTabac
  • Ghyslain ARMAND – Vaping Post
  • Anthony Mercatante de « EspaceVap’ »
  • Guide sur le DIY « Vape Cook » fait par Wuslang avec le support de Papagallo, StephBretonne, ciboulettecat, klone31, Namoi & rimram31 de la communauté de forum-ecigarette,
  • Le LFEL & AROMA SENSE

Un remerciement tout spécial à Mr Titan Micheau, pour ses corrections et son assistance rédactionnelle ainsi qu’à Sebastien Sirguey de « Seb et la Vape » avec lequel nous travaillons sur ce document depuis le début de l’année suite à un rassemblement de nos expériences depuis plusieurs années. Cet article est participatif et à destination des fumeurs et primo-vapoteurs, aussi si vous identifiez des choses importantes à y ajouter, je vous invites à me les mettre en commentaire. N’hésitez surtout pas à le partager.

Vapoter c’est se donner une chance d’améliorer ses conditions de vie et comme dit plus haut gardez à l’esprit que l’arrêt du tabac est une conséquence vérifiée de l’utilisation de la vape par plus d’un million et demi d’ex-fumeurs.

Mickaël Hammoudi – A Propos