Actualités françaises

Une vape indépendante de l’industrie du tabac ?

En tant que consommatrice, je respecte l’intention et la volonté de certains de vouloir ériger une vape indépendante comme frontière avec le business de l’industrie du tabac.

Force est de constater que depuis quelques temps, on a pu assister à plusieurs annonces d’entreprises déclarant leur choix d’être indépendantes face à l’industrie du tabac.

J’aimerais qu’on arrive à réfléchir ensemble à cette problématique de façon plus globale, à savoir :

1°Quand on parle d’indépendance de la vape, de quoi parle-t-on exactement ?

L’indépendance est-elle dans les 2 sens ?

2°Où place-t-on la frontière pour définir une vape indépendante ?

Si la vape est une industrie récente, soulignons qu’en 10 ans, elle a su créer une filière de zéro à tous les niveaux.
 L’expertise et le savoir-faire continuent de se développer au fur et à mesure de
 l’évolution des mentalités et des techniques.

Quand on parle d’indépendance de la vape, de quoi parle-t-on exactement ?

La place de la vape et son statut sur les marchés ne sont toujours pas clairs.

Rappelons, en guise de préambule, que la vape n’est pas un phénomène qui se cantonne aux réseaux sociaux, ni à l’échelle d’un pays mais bien au niveau mondial. 
En tant que pratique récente dans la société, la vape dispose d’une image encore floue auprès du grand public et des instances étatiques.
Bon nombre de ceux qui font les lois qui nous régissent de par le monde, n’ont toujours pas compris, voire peu encore saisi l’ampleur de ce phénomène et à quel point ces petits appareils peuvent arrêter une épidémie de mort orchestrée, soit 1 Milliard de vies d’ici la fin du siècle (Source : ICI et ICI)

Ajoutons aussi que ces mêmes bureaucrates qui régissent notre quotidien ont tendance à assimiler naturellement la cigarette électronique au tabac. Les 2 se ressemblent tant par la gestuelle que par leur fonction. Le tabac combustible, c’est ce qu’ils ont toujours connu et leurs prédécesseurs avec eux.

Voyez aussi ce qu’il se passe dans nos pays dits « développés » : Combien sont-elles parmi ces nations dites « développées » à avoir véritablement compris clairement le concept, l’impact potentiel et l’ampleur du vapotage ?
1 sort clairement du lot depuis le début, et c’est bien l’Angleterre qui a encouragé très tôt ses fumeurs à « switcher » pour la vape.

Le principe de résistance au changement s’applique autant à nos élites institutionnelles qu’à tout un chacun selon son quotidien et ses habitudes.

 Vous comprenez donc bien que le changement prend du temps, que les prises de conscience demandent du temps, plus ou moins en fonction des uns et des autres.

 Une autre preuve serait l’existence de cet article : d’ici quelques années, cette question d’indépendance de la vape sera-t-elle toujours d’actualité ou bien aura-t-il été communément admis que les 2 industries peuvent fonctionner de concert ?

Compte-tenu de tout cela, alors que le vapotage n’est pas encore solidement ancré dans les esprits de tout un chacun comme étant un véritable dispositif de sevrage tabagique, qu’il n’utilise pas de tabac, ni ne recourt à la moindre combustion; la cigarette électronique fait office encore d’ovni nébuleux en voie d’être adoubée alors que l’industrie du tabac est clairement affublée de l’image d’une industrie de mort mercantile, encore tolérée pour les subsides financiers qu’elle rapporte aux Etats.

Dans nos pays dits « développés », l’industrie du tabac a entamé une transformation en profondeur pour refondre son business model entièrement depuis plusieurs années.  
Le seul moyen pour eux de survivre est de re-écrire une histoire, en s’appropriant au fur et à mesure toute alternative à leur tabac combustible pour endiguer l’hémorragie qu’ils subissent de plein fouet.
Ils ne sont pas aussi pressés qu’on pourrait le croire. Ils disposent d’un matelas confortable en terme de marché pour quelques dizaines d’années à venir encore : leur Eldorado des pays en voie de développement.
 Ces pays dits « pauvres », couplés  à un niveau d’éducation faible sont une véritable aubaine pour eux. Les gens y fument sans commune mesure plus que ne le font ceux de nos pays.

 

Intéressons-nous de plus près au cas de la France :

“La France est le troisième marché du vapotage dans le monde après les Etats-Unis et le Royaume-Uni, avec 3,8 millions d’adeptes, selon Japan Tobacco International (JTI). C’est un rang suffisant pour que les majors du tabac parient sur son avenir et y consacrent la plus grande attention. Surtout dans la perspective d’un paquet de cigarettes à 10 euros en 2020. Et d’une chute des ventes de 15 à 20 % dès 2018, selon JTI”. (Source : ICI)

Le marché du tabac est un monopole géré par l’Etat :

Les buralistes sont un commerce monopolistique de l’état, régi par des règles précises depuis l’ancien Régime. Dès 1810, Napoléon 1er institua la Régie des tabacs pour en gérer son commerce. S’y adjoindront ensuite celui des bonbons, alcools, puis les jeux d’argent.
 (Source : ICI)

Aujourd’hui, les dispositifs pour gérer l’addiction au tabac fumé sont quasi-tous  gérés par l’industrie pharmaceutique et de ce fait sont cantonnés à une vente stricte en pharmacie.
Si on fait exception du marché noir et des ventes trans-frontalières, la majorité des fumeurs achètent leur paquet de tabac chez un buraliste.
Pour les patchs, gomme et autres sprays à base de nicotine, la question est réglée puisque le circuit a été savamment restreint pour en faire un monopole à destination des officines.

Il serait logique alors de penser : « Pourquoi ne pas proposer un outil de sevrage tabagique au même endroit où le poison est distribué ? »

Les tabacs sont partout contrairement aux magasins de vape :

Avec presque 25 000 buralistes sur le territoire, la vente de tabac est disséminé selon un maillage magistral : 1 tabac pour 2 600 habitants en moyenne, dont 44% des buralistes présents dans des communes de moins de 3 500 habitants. (source : ICI)
Un véritable commerce de proximité établi depuis longtemps qui permet ,à ceux et celles qui le souhaitent, d’avoir facilement accès à leurs produits où qu’ils soient, quasiment toute la semaine et à des horaires tardifs.

Dans les zones rurales ou à faible densité de population, la probabilité d’avoir accès à un magasin de cigarette électronique à proximité est quant à lui beaucoup plus aléatoire si l’on met de côté l’offre disponible via internet), puisqu’on peut recenser environ 2694 boutiques référencées sur le territoire au 1 er Mai 2018.

 

Tout le monde veut une part de gâteau :

Considérons ensemble maintenant la question vue sous un angle purement économique.

-Le marché de la vape est un marché dynamique qui attire tous les regards et les convoitises:
En terme de chiffres, force est de constater combien ils fluctuent selon la source.

La FIVAPE a annoncé un Chiffre d’Affaire (CA) prévu entre 750 M et 900 M d’euros pour 2018.
Le cabinet Xerfi qui suit de près le marché depuis 2013 annonce “Après une hausse de presque 15 % l’année dernière, les ventes de produits de vapotage (e-cigarettes et e-liquides) auraient bondi de 21 % en 2018 pour dépasser les 820 millions d’euros (dont 60 % de e-liquides)”. (Source : ICI)
Xerfi fait état “d’un contexte particulièrement favorable à une croissance du marché dans les trois ans à venir : 10 % à 15 % par an, en moyenne d’ici 2021 pour atteindre environ 1,2 milliard d’euros.”(Source : ICI)

-Du côté des industriels du tabac : Dans la perspective du paquet à 10 euros, les experts de Japan Tobacco International (JTI) prévoient une chute des ventes du tabac traditionnel de 15 à 20%.
Par ailleurs, je cite : “Depuis 2015, ils prennent la cigarette électronique beaucoup plus au sérieux. Ils font quelques offres, ils ont racheté beaucoup de marques indépendantes au Royaume-Uni et aux États-Unis. Ils développent aussi des produits annexes comme le tabac chauffé, beaucoup plus intéressant pour eux, puisqu’il reste proche de leur business model avec la culture, l’achat et la transformation de tabac. Mais pour revenir à la cigarette électronique, autant avant 2015, on avait plus l’impression qu’ils proposaient des produits pour bloquer le marché, autant aujourd’hui, c’est devenu un vrai axe de développement et ça leur sert beaucoup en tant que support de communication. Ils sont beaucoup plus écoutés de cette façon. Mais en France, en Allemagne et en Italie, ça reste très compliqué pour eux, on estime leur part de marché à 5 %.” (Source : ICI)

Je m’interroge sur ce chiffre de 5% révélé par Xerfi : L’industrie du tabac aime à brouiller les pistes en changeant de nom pour progressivement éradiquer tout ce qui peut faire référence au tabac. On a vu en parallèle l’émergence de nouvelles filiales ces dernières années pour accueillir les compagnies de vape rachetées.
Gardons en tête que bon nombre d’opérations de rachat d’entreprises de vape indépendantes sont faites loin des regards et que leur nombre va continuer à augmenter chemin faisant.
Et n’oublions les possibles participation au capital d’entreprises de vape indépendante, et ce sans rachat en façade; cela leur permet de noyauter le marché de cigarettes électroniques.

-Les buralistes sont clairement en pleine refonte de leur business et cherchent au même titre que l’industrie du tabac à étoffer l’offre. En terme de nombres de boutiques disponible et d’implantation, ils sont 10 fois plus nombreux et mieux répartis que les magasins de vape.
“Initialement très hostiles à la cigarette électronique, les buralistes ont fini par s’emparer de cette nouvelle opportunité, si bien qu’ils bénéficient désormais de 40 % des actes d’achat à égalité avec les 2.500 boutiques spécialisées”. Le reste du commerce se fait par Internet. A terme, les 24.500 buralistes, favorisés par une présence sur l’ensemble du territoire, devraient encore gagner du terrain. (source : ICI)

-A l’heure actuelle, les produits vendus par Big Tobacco sont en grande majorité des pods avec leurs recharges. C’est d’autant plus important car, qui dit pod, dit produit prêt à l’emploi. Ces appareils sont particulièrement simples quant à leur utilisation, même pour une première fois. Ils nécessitent donc un minimum de conseils et d’accompagnement de la part du commerçant.
De la même façon qu’il n’y avait pas plus simple d’allumer sa cigarette avec un briquet, le concept des pods a simplifié à l’extrême la facilité d’utilisation de ces alternatives au tabac.

La seule différence majeure entre tous les pods vendus réside dans la nature de ce qu’on vapote avec : à savoir du tabac chauffé ou du e-liquide. Rappelons qu’en France les systèmes optant pour le tabac chauffé n’ont toujours pas vraiment décollé.

Même si nous, vapoteurs convaincus sommes pertinemment conscients de la différence sans équivoque entre vapote et tabac, ce n’est pas le cas encore pour beaucoup de personnes autour de nous.

Les bureaucrates eux-mêmes ont choisi d’inclure la vape comme produit du tabac connexe lors de la mise en place de la TPD en 2013.

Beaucoup considèrent toujours que les 2 ne sont qu’un moyen d’assouvir une addiction.
Vendre chez le buraliste permet de capter cette part importante de clientèle qui n’a pas encore poussé la porte d’un magasin de vape.

Donc oui, il est tentant sur le papier d’utiliser ces canaux de distribution tentaculaires pour mettre à la disposition une alternative à Big Tobacco dans leurs enseignes.
Certaines entreprises de vape indépendantes ont fait ce choix, afin de mettre à disposition des clients des buralistes une alternative aux produits du tabac traditionnel et ainsi capter la part de gâteau en question.
La vape, quoi qu’on en dise, est et reste avant tout un business et il est logique qu’un industriel veuille saisir toutes les parts de marché disponibles.

Quels sont les risques de cet imbroglio ?

Mais dans le même temps, vendre 2 produits similaires sur bien des points au même endroit peut se révéler être un jeu dangereux à terme :

-En terme de visibilité, il y a clairement un risque d’assimilation de la vape, entérinée définitivement comme un produit du tabac, du fait de ces choix.
-En terme d’image de marque, l’héritage de Big Tobacco pèse lourd : opacité, collusions, tromperies, scandales financiers, juridiques et sanitaires,  et surtout un génocide à grande échelle sans précédent…

Quels sont les risques potentiels à cultiver ce flou ?

Cultiver une trop grande proximité, à quelque niveau que ce soit, constitue un risque à terme que l’image désastreuse de Big Tobacco rejaillisse sur celle de l’industrie de la vape indépendante, encore quasi-vierge.

A l’inverse, l’intrusion des produits de vape de Big Tobacco dans nos shops de vape indépendants tend à assainir doucement leur image, à leur octroyer une légitimité de fait.
Ils n’ont certes pas anticipé la révolution qu’est la vape, mais ils rattrapent promptement leur retard depuis, tout en se payant le luxe de recréer une image de marque, bien loin de la précédente désastreuse.

L’argent est certes le nerf de la guerre, me répondrez-vous peut-être, et il faut aller le chercher là où il se trouve.
Le jeu en vaut-il la chandelle compte-tenu des risques ? Le débat reste ouvert.

 

2°L’indépendance est-elle dans les 2 sens ? Où place-t-on la frontière pour définir une vape indépendante ?

Si on aborde ce sujet, il me semble primordial de définir son seuil, à savoir quels sont les pré-requis, sinon les points incontournables qui permettent de qualifier sereinement la vape d’indépendante.

Pour ce faire, j’ai pris le parti de dérouler la chaîne les acteurs de la vape du fabricant au consommateur final.  Pour chacun d’entre eux, je propose à votre réflexion 2 ou 3 questions qui m’apparaissent comme indispensables les concernant, pour qu’ils puissent réellement se revendiquer comme indépendants.
Loin de moi l’idée d’être exhaustive, n’hésitez pas à en proposer d’autres qui vous paraîtraient toutes aussi importantes.

1) Des industriels de la vape :

-Est-il souhaitable que des compagnies dites indépendantes de vape soit détenues pour partie ou entièrement par l’industrie du tabac?

-Est-il souhaitable de sortir des canaux de distribution historiques, alias les shops de vape ? N’y-a t-il pas de risque potentiel d’amalgame à terme ?

2) Des grossistes/distributeurs de la vape :

-Est-il souhaitable que les grossistes/distributeurs référencent les produits de vape indépendants et les produits de Big tobacco?
-Est-il souhaitable que les grossistes/distributeurs vendent les produits indépendants de vape aux buralistes, et inversement les produits issus ou détenus par Big Tobacco aux shops de vape ?

3) Des magasins en général :

-Est-il souhaitable que les buralistes référencent des produits issus de la vape indépendante ?

-Est-il souhaitable pour quelque raison que ce soit que soient référencés des produits fabriqués ou détenus par l’industrie du tabac dans les shops de vape indépendants?

4) Des media de la vape en général :

-Est-il souhaitable d’accepter la publicité pour les produits de big tobacco ?

-D’accepter des encarts publicitaires pour des shops de vape qui vendent leurs produits ?

-D’accepter la publicité ou la présence de compagnies BT sur les salons ?

5) Des associations de la vape :

-Est-il souhaitable qu’aucune prise de position claire, de forme comme de fait, dans un sens ou dans un autre, relative à leur volonté d’indépendance ne soit prise par aucune des associations en présence dans la vape ?

-Est-il souhaitable que les associations existantes ne soient pas elles-mêmes strictement indépendantes les unes des autres, sachant que leurs natures et leurs ambitions peuvent sensiblement être divergentes ?

Eu égard à la taille de mon article jusqu’ici, je fais le choix de ne pas répondre à chacune de ces questions; et dans un second temps y répondre peut-être à l’occasion d’un prochain article. En attendant, je préfère les laisser ouvertes pour susciter réflexion et débat, et force est de constater qu’il y aurait matière à discuter.

Où sont les consommateurs là dedans, allez-vous peut-être me dire ?

Les consommateurs peuvent agir à leur niveau sur bon nombre de ces acteurs pour vapoter “indépendant”. Certains n’en auront strictement rien à faire, d’autres se sentiront plus impliqués, de par leurs histoires personnelles ou leur volonté de ne plus donner le moindre centime à l’industrie de tabac, et ce, aussi longtemps que possible.

Quoiqu’il en soit, leur premier geste fort, s’ils souhaitent eux-mêmes vapoter “indépendant” est déjà de garder les yeux bien ouverts, de se tenir informés de l’actualité, et ne pas hésiter à interpeller le ou les acteurs avec lesquels ils sont en relation.

Les choix d’acheter ou non tel produit et à qui, traduisent directement notre comportement et éthique d’achat, pour ceux que çà intéresse.

Les 2 peuvent envoyer un message fort à ces mêmes acteurs.

Quelques questions parmi toutes celles posées précédemment appliquées aux consommateurs parmi nous qui voulons vaper “indépendant” :

-Le magasin physique ou en ligne de vape chez qui je vais régulièrement, référence-t-il des produits détenus ou fabriqués par Big Tobacco ?
Si oui et si je souhaite être un vapoteur indépendant, vais-je discuter avec lui de mes réserves ? Est-ce que je décide d’aller acheter ailleurs ?

-Les média que je consulte régulièrement font-ils la promotion directe ou indirecte de produits de BT?
Si oui et si je souhaite être un vapoteur indépendant, vais-je prendre le temps communiquer sur ce point avec eux, quitte à aller lire ailleurs ?
-Les associations que je soutiens ont-elles de possibles conflits d’intérêts ? Même réponse que pour les 2 précédentes.

 

On est aussi indépendants de ce que l’on veut bien être :

Vous l’aurez compris, lancer une déclaration d’indépendance est un exercice périlleux, et ce d’autant plus si l’on ne fixe pas clairement une frontière non-aliénable en guise de seuil.
Qu’est-ce qui relève de l’indispensable, du nécessaire et du souhaitable dans tout cela ?

La notion d’indépendance et son champ d’action dans les faits risque d’ailleurs fortement de varier, suivant l’acteur en question qui la considère, de par son métier, son histoire et ses ambitions propres.

Tous ces acteurs de cette filière agissant sur un même marché, il peut donc paraître totalement utopique de parler même d’une industrie de la vape “indépendante” dans sa globalité.

Comme expliqué, Il y aussi une différence pour être indépendant vis-à-vis de Big Tobacco, entre se cantonner à une déclaration de principe et le matérialiser dans les faits.
Ce concept d’indépendance peut aussi être considérée dans les 2 sens.

Mon choix de photo de couverture pour cet article me semble bien résumer la situation, les risques et ces enjeux en présence.
David Goerlitz, ex monsieur Winston, explique selon lui dans le film A Billion Lives pourquoi cette indépendance de la vape lui tient tant à coeur, jusqu’à faire partie des conditions sinequanone de sa survie. Retrouvez aussi son interview faite il y a 2 semaines à peine ICI.

A partir de quel seuil peut-on se réclamer indépendant ? Et jusqu’où placer la barre ? C’est un véritable débat qui mérite d’être posé.
De la qualité des réflexions déjà engagées ainsi que de celles à venir dépend l’éthique d’une filière, et ce, à tous les niveaux. Nous consommateurs avons aussi notre voix à faire peser dans la balance, tant que les jeux ne sont pas encore  faits.

J’espère, par cet article vous avoir proposé diverses pistes de réflexion en abordant différents angles d’approche.
Mon objectif n’est pas de vous convaincre dans un sens ou dans un autre, ni de vous donner mon avis personnel, mais bien de partager ma réflexion avec vous afin que nous nous posions tous les bonnes questions ensemble.

COCORICO POUR LA VAPE de l’Institut National Du Cancer !

L’INCA INCLUT LA VAPE COMME MOYEN DE SEVRAGE TABAGIQUE :

Ils ont mis le temps mais les mentalités avancent doucement mais sûrement.

L’Institut National Du Cancer a publié le 30 Mai dernier un spot de 2mn 24 secondes, ayant pour vocation de récapituler les points clés de la relation qui lient tabac et cancers : ICI.

C’est un spot bien fait qui mérite d’être partagé largement pour faire évoluer les consciences. A vous de jouer !

Amis vapoteurs, n’hésitez pas à aiguiser votre sens critique :

Amis vapoteurs, n’hésitez pas à aiguiser votre sens critique :

Le marché de la cigarette électronique est un marché florissant et ce n’est pas fini, avec une croissance annoncée de 16% par an (CAGR) sur la période 2016-2022, pour un marché potentiel de 27 milliards de Dollars (source).
Il est aussi en plein balbutiement, et à ce titre même si quelques us et coutumes existent déjà, il reste encore beaucoup à faire pour asseoir ses fondations…

A ce titre, aiguiser notre esprit critique en tant que consommateurs me semble essentiel, afin de discerner le factuel du sensationnel, que ce soit dans la presse généraliste ou spécialisée.

Dans ce cas précis, je décide de prendre ma plume pour monter au créneau et défendre ce que je crois être juste, d’autant plus que je vois un article tenant plus du procès d’intention gratuit que d’une véritable réflexion globale sur le sujet.
Loin de moi l’idée de remettre en cause la qualité reconnue de ce media professionnel, ni la plume de l’auteur de la publication en question mais cet article m’a vraiment interpelé.
Je viens ici simplement vous donner une autre grille de lecture afin que vous vous fassiez votre propre idée sur la question. Et j’en profite pour vous faire découvrir ce professionnel mis en cause, autrement, accusé injustement il me semble, d’autant plus qu’il ne peut se défendre, n’étant pas francophone.
Personne ne m’a rien demandé, j’agis en mon nom propre.

La problématique de la pénurie organisée n’est pas propre à la vape et s’applique à de nombreux biens de consommation. C’est une problématique passionnante, le titre de l’article laisse à penser qu’il s’agit d’une réflexion globale sur la question. Que nenni.

Tout commerce est régi par la loi de l’offre et de la demande.
La rareté n’est qu’un élément la plupart du temps subsidiaire, pouvant jouer si la qualité du produit est au rendez-vous.

Du côté de l’Offre, l’entreprise ou l’artisan décide quoi vendre, comment et en quelle quantité le vendre et à quel prix. Ce sont ses choix et c’est son Droit.

Les faits du côté de l’offre:

-Le Narda est un dripper du modeur Nareg Tatian, qui existe depuis bientôt 2 ans sur le marché.
-Le modeur fabrique tous ses modèles lui-même, sans rien outsourcer, c’est à dire en ne faisant rien produire par des sous traitants. Il est seul derrière ses machines.
Je précise qu’il me semble que ce n’est pas son métier.

-D’où une production faible, autour de 1500 exemplaires depuis sa création pour les séries numérotées, ce qui n’est tout de même pas rien.

-Ce dripper est vendu à 99 Dollars (source), soit un prix tout à fait raisonnable pour un dripper de cette qualité. Des frais de port, voire de douane s’appliquent en sus.

-Le modeur n’a jamais fait de publicité pour attirer le chaland, c’est le bouche à oreille phénoménal des vapoteurs qui en ont acquis un, qui a crée tout cette publicité autour du Narda.

Les faits du côté de la Demande :

-Le Narda est un dripper particulièrement bien pensé offrant un rendu des saveurs unique dans sa catégorie, une optimisation de la chambre d’atomisation et de l’orientation optimisée du flux d’air tapant sur la résistance. Il offre aussi une cuve conséquente ainsi que la possibilité de le monter en BF (Bottom Feeder).
Conçu strictement pour du mono-coil, il s’est rapidement détaché de la concurrence de par le design original de son plateau ainsi que de par le positionnement des air flows.

-Les premiers acquéreurs ont construit la notoriété du Narda en partageant sur leur groupes FB, blogs et autres media.
Telle une boule de neige, de plus en plus de personnes se sont mis en quête d’obtenir ce dripper.

-Pour l’acheter, les vapoteurs contactaient au tout début le modeur directement. Victime de son succès et compte tenu d’une quantité toujours limitée, le modeur a décidé d’utiliser FB comme canal de communication privilégié pour tenir les vapoteurs de la première heure intéressés de l’actualité de la marque.

Résultats :

-La demande est toujours largement supérieure à l’offre, plus d’1 an après sa sortie.
-Le prix de vente n’a pas bougé d’un iota chez le modeur malgré son succès.

Alors que dans le même temps :

-On trouve sur certains site ou page FB le dit Narda pour des sommes astronomiques , et ce non vendu par le modeur lui-même mais par des vapoteurs, voire quelques professionnels…

-Il est uniquement vendu sur le site internet officiel du modeur où tout est intégralement acheté en quelques minutes, sinon sur les sites de trocs entre particuliers ou dans le cadre de CGs (commandes groupées) via des groupes FB.

Alors :

-Les vapoteurs qui achètent du matériel pour le “flipper”ou faire des “raffles” (lotteries), c’est à dire profiter de sa rareté pour le vendre très cher et ainsi empocher la différence à leur profit, cela a toujours existé dans la vape.
C’est exactement ce que certains tristes sires font pour le Narda comme ils le font régulièrement pour d’autres matériels de vape.

Vous rappelez-vous de la marque Caravela Mods ? Où les tubes étaient vendus par Pedro environ 150 euros, il n’était pas rare de voir ces mêmes tubes vendus à plus de 1 000-1500 euros sur des sites spécialisés.
Que s’est il passé ?
Le modeur en a eu marre de voir toute cette spéculation sur son travail, sans parler de la contrefaçon. Il a crée un fichier de traçabilité des propriétaires et ce pour chaque numéro de série, en demandant aux personnes qui les rachetaient ensuite de s’enregistrer.
Cela n’a pas suffi et un jour il a tout bonnement décidé d’arrêter de produire les Caravela, au grand dam de ses fans.

Vous l’aurez compris, ce n’est en aucun cas l’artisan qui touche l’argent mais bien un certain type de client qui en profite pour s’enrichir.

Je ne comprends donc pas, ni ne peux cautionner qu’on reproche à l’artisan les pratiques douteuses de quelques consommateurs.

Dans le cas du Narda, on a pu voir effectivement des personnes les mettre en vente à des prix dingues tout simplement pour profiter de l’impatience légendaire et du caractère compulsif des vapoteurs passionnés.
Ne nous trompons donc pas de cible !

-Il y a eu des cas d’ entreprise ou de modeurs qui ont profité de leur succès pour gonfler leur prix de vente mais en l’occurence, ce n’est pas le cas pour celui ci, sauf véritable preuve tangible du contraire.

-Le modeur a toujours souhaité produire lui même ses modèles et superviser lui même les ventes , c’est son choix. Autant cela peut nous frustrer en tant qu’acheteurs potentiels, mais chacun est libre, n’est ce pas ?
Mon avis en tant que consommatrice est qu’il aurait peut-être pu décider d’investir dans du personnel, des machines, voire de sous traiter la production pour satisfaire la demande et vivre rondement tant que la hype sur le produit est forte.
Peut-être s’inquiète- t-il que la qualité du produit fini en pâtisse, je n’en sais fichtrement rien, c’est simplement ce que j’imagine pour le coup en tant que cliente.

-Personne n’est obligé d’acheter le Narda, ni ses successeurs. Il est vrai par contre que ce n’est pas simple de l’acquérir comme tout un chacun, je peux en témoigner.

La suite des faits :

-Le modeur a crée un canal de communication privilégié avec sa page FB, pour donner toutes les actualités quant à sa marque.
Etant donnée sa très faible capacité de production, il continue à ne pas faire de pub et garde son groupe secret pour ne pas créer plus de frustration.
Il annonce les dates de vente, voire les pages horaires (souvent en pleine nuit pour nous européens d’ailleurs).
On intègre ce groupe régulièrement lors des portes ouvertes , quand nos amis vapoteurs qui en ont achetés un vous cooptent pour intégrer la page.

-Afin d’améliorer la productivité, il a décidé de créer une série de decks non sériés vendus seuls, ainsi que des top cap en ultem, SS ou transparents selon les envies.

-Il a même accepté des CGs dans plusieurs groupes Facebook de référence de par le monde, comme çà a été le cas de Vap N Sam pour le France en Décembre 2015 qui a offert l’opportunité à ses followers de pouvoir l’obtenir et ce, de façon privilégiée.

-Ayant crée 3 modèles différents: NarDA, NarBA, et NarTA; le modeur demande régulièrement à ses followers leurs souhaits, à savoir lequel des 3 , ils souhaitent en priorité.

-De la même façon, le modeur limite la vente à 1 par personne, et demande à ses followers de ne pas jouer de subterfuge pour en acquérir plusieurs d’un coup, tout cela afin de s’assurer qu’un maximum de personnes soient servi.

-Enfin, il alerté à de nombreuses reprises qu’il refuserait de vendre à quiconque serait pris en train de revendre pour spéculation ses modèles.

Mon témoignage :

Comme tout vapoteur et passionnée de vape, j’avais le choix entre débourser des sommes folles pour acquérir l’objet de mes envies, ou rentrer dans la longue file des gens désireux de l’acheter par les voies traditionnelles.
C’est le cas pour de nombreux matériels de vape, que ce soit des box, tubes ou atos/drippers
J’ai donc suivi les posts des heureux acquéreurs, me suis renseignée sur le modus operandi, puis attendu patiemment que 2 amis dans le groupe me cooptent pour entrer.

Est-ce que rentrer dans ce groupe vous assure-t-il la possibilité de l’acheter à coup sûr ?
Non, et absolument non, il ne fait que renseigner sur la possible imminence d’un créneau horaire pour une prochaine mise en vente, souvent en pleine nuit d’ailleurs pour le plus grand malheur de notre sommeil.

Au lieu d’aller aléatoirement sur le site avec 99% de chance de trouver une page en rupture de stock, vous êtes prévenus d’un possible créneau horaire où, soyez assurés, vous serez des milliers à prendre d’assaut l’URL l’heure venue en même temps.

J’ai du passer presque 8 mois à me casser le nez, à taper F5 sur mon clavier et à me dépêcher aussi vite que je pouvais pour finaliser mon panier; et à chaque fois, malgré ma rapidité c’était trop tard, ou le serveur plantait.
Alors, après des caisses de frustration à chaque tentative infructueuse et des mois d’attente, j’ai finalement réussi à finaliser l’achat dans les temps avec de la chance et à obtenir mon cher Narda pour le prix de 95 dollars hors FDP.

Comment est il ? Fidèle à mon souvenir quand je piquais allègrement celui de mon ami, et avec une pointe de meilleur de par l’attente et les trésors de patience qu’il m’a fallu développer pour l’obtenir.

Conclusions :

Le modeur est-il heureux de voir une partie de sa production tomber sous le coup de la spéculation, alors qu’il a fait lui-même le choix de maintenir le prix constant ?
Je pense que pour le coup, cela doit le rendre furibard et il s’est déjà d’ailleurs exprimé à ce sujet lui même.
Est ce que comme Pedro de Caravela, il va un jour claquer la porte et en avoir marre que d’autres se taillent la part du lion sur son dos ? Peut être mais bien sûr, je ne l’espère pas.

La problématique que nous soumet l’auteur dans son titre est-elle réelle ?
Oui, et le sujet mérite amplement d’être investigué d’un point de vue général et appliqué à la vape.
Quitte à donner des exemples même si je ne suis pas fan de cette façon de faire, il y a, en l’occurence, de vrais exemples en la matière que les passionnés ont gardés en mémoire.

Est-ce qu’à mon sens, le choix de n’aborder le problème uniquement que par le biais d’un exemple basé sur des ouïs dires, et quelques témoignages est une approche suffisamment prudente et sérieuse ?
J’en suis tout sauf convaincue et cela me parait plus qu’hasardeux, voire même dangereux.
Vu la richesse de la problématique à explorer et la plume de l’auteur, le sujet aurait mérité plus qu’un article à charge contre une cible gratuite.

Je ne fais que partager ici mon analyse basée sur mon expérience en tant qu’acheteuse de ce dripper et membre du groupe FB en question, ni plus ni moins. Je n’ai aucun intérêt à défendre le modeur, je veux juste vous soumettre ma propre expérience et les faits que j’ai en ma possession pour que vous vous fassiez votre propre avis.

Je souhaiterais que quitte à aborder ce sujet, cette problématique soit véritablement traitée dans sa globalité, en explorant toutes les pistes nécessaires.

J’aimerais aussi que la personne incriminée soit informée par l’auteur de la publication ou le media lui-même, et ce dans sa langue afin qu’elle puisse, si elle le souhaite prendre connaissance de l’article et exprimer son droit de réponse. D’autant plus quand on émet des accusations potentiellement graves, ou jetant un potentiel discrédit sur une personne/activité.
C’est à l’accusateur de prouver la culpabilité de la personne qu’il met en cause et non à la personne incriminée de prouver son innocence…

PS : “Rabbit or duck?” Lapin ou canard ? Ou 2 façons d’interpréter le même propos
PS 2 : Lien vers l’article qui m’a conduit à écrire le mien :http://fr.vapingpost.com/certaines-pieces-rares-de-la-vape-sont-elles-issues-dune-penurie-organisee/

Transporter ses accus en tout sécurité


Transporter ses accus en toute sécurité, c’est possible :

La presse a fait ses choux gras récemment du 4ème cas d’explosion d’e-cigarette en France.
Cet accident n’a en fait rien à voir avec la cigarette électronique directement, car il s’agit ici seulement d’une méconnaissance flagrante des règles de sécurité élémentaires.

accusTransporter dans sa poche ou son sac, une pile, un accu, une batterie sans aucun protection est DANGEREUX !
Si l’accu ou la pile entre en contact avec des pièces de monnaie, des trombones ou tout élément métallique et que les 2 pôles se retrouvent ainsi connectés, cela crée une boucle électrique et l’accu va “dégazer” plus ou moins vite suivant sa qualité intrinsèque.

L’oublier peut avoir des conséquences gravissimes tel que le montre la vidéo du dernier accident en question. Ne vous fiez donc pas à la petitesse de ces accus, l’effet d’un dégazage est violent !

-D’où l’importance de TOUJOURS transporter ses accus dans des étuis plastiques ou des étuis souples pour les isoler de ce que vous pouvez avoir dans les poches ou dans vo
tre sac, besace, sac à dos.
Vous en trouverez pour tous les goûts, de toutes les couleurs et à moins de 2 euros suivant le modèle.

-D’où l’importance, on ne le répètera jamais assez d’acheter des accus de qualité, adaptées à l’utilisation que vous prévoyez d’en faire.
Si vous demandez plus que ce que l’accu est capable de donner, vous risquez l’accident.

boite-accus-4Vous n’y connaissez rien en accus ? Il y a des personnes calées sur le sujet tels que Mooch à qui vous pouvez vous fier, qui sont des références parmi les vapoteurs et les professionnels.
Si le “reconstructible” (c’est à dire le fait de faire vos résistances vous mêmes au lieu de les acheter toutes faites) vous intéresse à terme, vous devrez forcément vous intéresser à ce sujet, les accus sont le nerf de la guerre pour tout vapoteur et le seul achat qui mérite votre attention avant tout les autres.
Là aussi, il existe des références telles que Sony VTC, Samsung 25G, LG HG2, toujours choisir des accus de marque chez des revendeurs officiels ou des shops physiques de vape impérativement.boite-accus-1

Saluons l’article de la Dépêche.fr qui explique le dernier accident avec une batterie et qui clarifie une fois pour toutes que la cigarette électronique de l’utilisateur est hors de cause mais qu’il s’agit d’une négligence grave de l’utilisateur lui-même, utilisateur auquel je souhaite néanmoins un prompt rétablissement.

Vous trouverez ci-dessous une vidéo de dégazage contrôlée par un professionnel afin de vous rendre compte de ce qui peut se passer. Cette expérience a été menée à des fins pédagogiques et ne doit pas être reproduite sous peine de mise en danger.boite-accus-2

Ouverture des négocations entre SoVape et la DGS

Ouverture des négocations entre SoVape et la DGS :

L’association de réduction des risques #Sovape avait déposé un référé de suspension auprès du conseil d’état relativement aux termes stringents de la TPD quant à la publicité et à l’information sur les produits de la vape. La Direction générale de la Santé a décidé d’ouvrir les négociations, c’est pourquoi Sovape, en guise de bonne volonté a retiré la demande de référé, vous trouvez ci-joint leur communiqué officiel :

COMMUNIQUÉ SOVAPE – MERCREDI 26 OCTOBRE 2016

“Benoit Vallet, directeur général de la santé, propose aux associations qui ont déposé des recours devant le Conseil d’État de travailler en collaboration avec ses services pour éclaircir et établir ensemble les modalités d’application des « interdictions de propagande et publicité, directe ou indirecte sur le vapotage.

Alors que ses services sont accaparés par les attaques de l’industrie du tabac et à l’approche de l’audience au Conseil d’État pour le référé suspension, prévue initialement le 3 novembre 2016, le directeur général de la santé a souhaité rencontrer en urgence les associations afin de trouver une porte de sortie qui puisse éviter un contentieux dommageable à une collaboration nécessaire pour « inscrire le vapotage dans les outils d’aide au sevrage tabagique »…

Liberté d’expression et droit à l’information. Les associations ont été inflexibles sur les pré-requis d’une collaboration avec la direction générale de la santé. Garanties écrites avec engagement sur une feuille de route très rapide. Les associations ont également été très exigeantes pour envisager le retrait de leur recours afin d’ouvrir une nouvelle ère basée sur la confiance au lieu de la défiance. Cette posture de « partenaires » à la fois fermes et volontaires, préférant le dialogue, a permis aux associations de réduction des risques d’obtenir des résultats très concrets ces dernières années.

« Notre objectif est bien de pouvoir inscrire le vapotage dans les outils d’aide au sevrage tabagique, et ce à partir de l’état des connaissances scientifiques. C’est dans cet esprit que le Ministère a proposé un groupe de travail sur les produits du vapotage. La direction générale de la santé est pleinement investie dans la réduction des risques (RDR) en matière d’addictions. Ce concept, né en faveur des usagers de drogues, doit nous permettre de repenser notre action et notre communication à l’égard de la lutte contre le tabac. » – Benoit Vallet – Mail adressé aux associations suite à une réunion le 18 octobre.

Concrètement, les associations vont participer à l’actualisation de la circulaire n° 2014-273 du 25 septembre 2014 relative à
l’encadrement de la publicité des dispositifs électroniques de vapotage. Échanges et réunions de travail sont programmées pour que cette circulaire puisse être publiée d’ici janvier 2017. L’objectif est d’apporter des exemples concrets de difficultés rencontrées : manifestations publiques, communication sur les réseaux sociaux, conseils des praticiens vers les patients… « Cette circulaire devrait à la fois participer à modifier l’image des produits du vapotage en envoyant un signal fort, et assouplir l’interprétation répandue du régime juridique actuel » – Benoit Vallet – Mail. Les associations seront très vigilantes, et si ça ne suffit pas, d’autres solutions ont été proposées comme la réalisation d’un amendement porté par une loi adéquate et disponible dans le calendrier législatif. Compte-tenu de ces engagements, les associations ont décidé de retirer leurs recours devant le Conseil d’État.

Au regard de la gravité de la situation, cette décision a été très difficile à prendre. Les associations ont néanmoins décidé de faire preuve de bonne volonté et se trouver ainsi en position d’exiger dans le cadre d’un travail commun des mesures plus adéquates et respectueuses des libertés fondamentales. Par ses engagements, se souhaitant « à l’écoute de la société civile », et par la confiance apportée par les associations, la responsabilité de la direction générale de la santé est plus forte que jamais et par extension celle du ministère.

Pour mener les travaux, les associations vont lancer dans les jours qui viennent une consultation publique pour recueillir les avis des usagers (vapoteurs), professionnels de santé et toutes personnes qui s’estiment légitimes sur les questions de la propagande et de la publicité pour le vapotage. Elles prendront également conseil auprès de leurs avocats.”

Jacques LE HOUEZEC/Président de SOVAPE
Jean-Pierre COUTERON/Président de FÉDÉRATION ADDICTION
William LOWENSTEIN/Président de SOS ADDICTIONS
Pierre ROUZAUD/Président de Tabac & Liberté”

Source 

Création de So Vape

INFO FRANCE !!!!! Création de l’association #SOVAPE : Agir et Dialoguer pour la réduction des risques.

Jacques Le Houezec, tabacologue, notre Monsieur ès Nictoine Français et initiateur du 1er somment pour la Vape en France, Nathalie Dunant, rédactrice chez Vaping Post, Sebastien Beziau, créateur de @Vap’You, des 1 000 messages de la vape notamment, et Laurent Caffarel, passioné de vape ont monté la première association invitant autant les consommateurs que les professionnels, les experts et parties prenantes de la vape à les rejoindre afin de peser dans le jeu politique et institutionnel

Vous trouverez ci-joint leur premier communiqué de presse officiel.

Je vous encourage à les suivre, et à supporter cette initiative : http://www.sovape.fr/

Site facebook : https://www.facebook.com/sovape.fr/

Longue vie et tous nos voeux de succès à #SOVAPE

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Avertissement

J’ai crée ce site internet pour y regrouper toutes les informations qui pourraient vous être utiles à propos du vaporisateur personnel, ou “vapoteuse” (aussi appelé “cigarette électronique”).
Ce site s’adresse donc aux personnes adultes , désireuses d’en connaître plus à ce sujet.

Le vaporisateur personnel n’est pas reconnu médicalement comme une aide au sevrage tabagique. Les produits ainsi présentés sur ce site ne peuvent pas être considérés comme une aide à la cessation tabagique.

Nous vous rappelons que la cigarette électronique est interdite à la vente aux mineurs. En cas de doute, veuillez consulter un professionnel de santé.

En visitant ce site vous confirmez avoir pris connaissance de ces informations.

Je vous souhaite de passer un agréable moment sur Vap-actus.fr. Cliquez sur inscription en bas de la page côté droit dans le bloc “à propos de” pour pouvoir laisser des commentaires 😉 si vous le souhaitez.

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